Capitamisme



Pourquoi enlever le L du capitalisme?
L'idée est d'introduire une limite à l'accumulation des richesses et donc de mieux les répartir.
C'est la découverte des limites naturelles par le libéralisme.

Il s'agit d'un capitalisme minimaliste à taille humaine, où les richesses, comme les arbres, ne montent pas jusqu'au ciel.

Comment définir la limite?
Avec un montant de capital maximal: une valeur monétaire ne représente rien de concret.
Avec un nombre de clients maximal: chaque produit ou service engendre des recettes ou des marges aléatoires.
Avec un montant de marge maximal: on retombe sur la question de valeur qui en plus risque de brider un secteur.
Avec un nombre de "salariés" maximal: cela présente quelques avantages, c'est indépendant de toute valeur monétaire artificielle et cela donne une valeur égal à chaque être humain.
C'est une première base de réflexion pour justement répartir les richesses.

Allez! Osons définir une limite à 5000 êtres humains sous le joug d'un autre.

Qu'est ce que ça change?
A peu près tout!
Pour s'en convaincre, il suffit d'évoquer l'idée et aux plus riches, à leurs élites ou même aux cassandres du bas de l'échelle pour déclencher un déluge de critiques.
Oui, d'abord, le changement, quel qu'il soit, fait peur.
Et ici, le changement est perceptible sur toutes les chaînes de valeur. Et donc, chacun trouvera un petit privilège qu'il risque de perdre.

Imaginez quand même. Imaginez un monde où une entreprise, un simple distributeur de produits sur internet, ne puisse plus grossir au point de dominer le monde, imposer ses règles à ses fournisseurs, construire des entrepôts partout sur la planète avec des subventions locales, acheter ses propres avions, construire sa fusée spatiale...

Comment ferions-nous sans une telle entreprise hégémonique?
Nous trouverions des moyens de vivre, d'autres entreprises proposeraient des services concurrents et d'autres encore des services complémentaires. Et surtout, nous vivrions sans doute mieux parce qu'il y aurait plus de salariés, plus de patrons et plus de partage.
Et il y aurait moins de crises et moins d'abus.
Imaginez la pression qu'une telle entreprise exerce sur les "responsables" politiques, comment lui refuser une demande de subventions, dont elle n'a pas besoin, sachant qu'elle est assortie d'une menace implicite: en cas de refus, adieu emplois et taxes dans ma région.
Imaginez une grève dans l'entreprise ou une faillite, et c'est toute le reste de l'économie (il y en a encore un peu) qui est pénalisée.
Imaginez la quantité de monnaie accumulée chaque jour par le dirigeant de cette entreprise, et sa quasi-absence de contribution fiscale par rapport à un salarié moyen.

Les mastodontes ne servent que les intérêts de court terme pour la Société, pour les politiques et pour les citoyens.

Et pourtant, le système actuel encourage cette concentration de richesse et de pouvoir.
Certes, c'est bien le talent qui est à l'origine de cette ascension, car il faut du talent pour se jouer du système, des fournisseurs, des clients et prendre les bonnes décisions au bon moment pour digérer chaque étape de l'évolution.

Que devrait faire la Société devant un tel phénomène?
Dire maintenant l'entreprise a atteint 5000 personnes, bravo! Et stop! Il n'est plus possible de continuer à croître en interne. Ce sont les règles du jeu. Elle peut toujours optimiser son modèle économique pour améliorer sa rentabilité et/ou fournir de nouveaux services, mais elle ne peut plus embaucher. Elle peut déléguer certaines tâches à autant de fournisseurs qu'elle souhaite. Elle peut créer un système de franchises que d'autres appliqueront moyennant finances... L'avenir ne manque pas de piment même pour une telle entreprise.

Que faire du capital détenu par plusieurs actionnaires?
La règle reste la même, un actionnaire ne peut diriger directement ou indirectement plus de 5000 personnes.

Tous les jours plus riche, je contrôle déjà 5000 personnes, que puis-je faire de mon capital?
Il faut le dépenser, augmenter ses employés ou démarrer un nouveau projet. Le but n'est pas d'accumuler des richesses pour établir une nouvelle dynastie d'héritiers sans mérite.





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